Isolée dans la neige et le froid
Sa cheminée active sur le toit
Bâtisse trompeuse d’apparences

Lorsque la porte s’ouvre avec rudesse
Cris et pleurs qui bouleversent
La survie qui crie son innocence

Au pas pressé des éducatrices
Les pleurs enfantins retentissent
Oubliés dans la détresse du quotidien

Amour et tendresse si attendus
Que tout le reste semble incongru
Denrées rares pour petits orphelins

Et dans tous ces tracas journaliers
Demeure le désespoir des petits abandonnés
Délaissés à l’orée des premiers jours

Et les bambins accourent pleurant leur peine
S’accrochant avec désespoir aux mains qu’ils retiennent
L’espoir renaissant, un instant, à son tour

Au pas de ces femmes froides et distantes
Marquées par une tendresse défaillante
La vie se construit au mieux

Dans la multitude de ces bambins
Ceux-ci vivront peut-être sereins
Quant aux autres….disons-leur Adieu.

– Marco Bucci –