Alors que la nuit se profilait
Les murmures me le promettaient
Et dans le froid du petit matin
Le souvenir d’un baratin

Avide d’une caresse qui fulgure
C’est pourtant la dureté d’un mur
Que le fantôme peut franchir
Et le passionné heurter et fléchir

Et inlassablement j’ai attendu
Et longuement j’y ai cru
Et tard dans la nuit
Seul je me suis endormi

Chaque nuit son ombre se profilait
Tendu et impatient je l’attendais
Mais tel un fantôme insaisissable
Son absence devenait insupportable

Illusions plus grandes que passions
Malgré la récurrence des déceptions
Les promesses m’envoûtaient
Et l’aube déjà arrivait

Et pourtant elle habitait mes rêves
Chaque nuit la désirant sans trêve
Mais cette femme que j’aimais
Était ce fantôme qui s’enfuyait

– Marco Bucci –