Là-bas où je suis bien, me réfugiant
Lorsque tout devient si douloureux
Sur le point de m’effondrer, faisant
Un vœu, afin d’y retourner, Nous deux
Hier soir, de me souvenir, amants
Lorsque enlacés au coin du feu
Ton souffle me ressaisissant
Mes yeux perdus dans tes yeux
De me suivre, anxieux, te priant
Dans ce monde si pieux
Certes peu connu, et pourtant
Souriant aux plus audacieux
Sous les cieux, les voici criant
Leur bonheur d’être heureux.
Alors j’ai plongé aveuglément
Dans ces profondeurs, fiévreux
En quête d’un avenir époustouflant
Dans cet abîme lumineux, vertueux
Afin de vous serrer tous tendrement
Anges, créatures et tous ceux
Que j’aimais et j’aime passionnément.
Vous, noyés dans ce monde majestueux
Que je savais si chaleureux, pourtant
L’ignorant si proche, si vertigineux
Et vous, si peureux, avant
Vous voilà pourtant aventureux
Dans cet océan bleu, nageant
Sans peur de sombrer, ou si peu
Dans un gouffre de tendresse, si clément
Qui se veut si miraculeux
Pour ceux que vous croiserez maintenant.
Et si j’entends au loin le son mélodieux
Du chant de ces valeureux, s’accomplissant
Sur un chemin serein, non vicieux
Me voilà, survivant, les suivant
Là-bas où je suis bien. Chanceux
De redécouvrir la vie allègrement
De me fondre parmi vous, délicieux
Moments de bonheurs, éloignés si longtemps
Et à ce monde auquel je dis Adieu
Je m’en vais vous rejoindre précipitamment.

– Marco Bucci –